2021
Cette série s’inscrit dans une recherche menée par Emmanuelle Michaux autour de la trace, de la mémoire et des formes par lesquelles les êtres humains habitent le monde.
Le projet réunit vingt-deux poèmes écrits par l’artiste, vingt-deux encres et vingt-deux pierres ramassées sur les chemins de Provence.
Les poèmes, composés au fil des années, traversent des paysages intérieurs où se mêlent souvenirs, corps, nature et mouvement. Ils ne racontent pas une histoire continue mais dessinent, par fragments, l’expérience d’une traversée.
Les images, réalisées à partir de taches d’encre noire déposées sur le papier, émergent de la rencontre entre l’eau, le pigment et le hasard. À la frontière de l’abstraction et du paysage, elles évoquent des formes en devenir, des apparitions fragiles qui semblent surgir puis s’effacer.
Collectées au fil de la marche, les pierres introduisent dans l’œuvre une dimension concrète et sensible. Fragments du paysage déplacés dans l’espace d’exposition, elles portent la mémoire d’un lieu, d’un geste et d’un passage. Sur chacune d’elles, une empreinte de feuille d’or agit comme un révélateur. Associé depuis des siècles au sacré et à la permanence, il attire le regard vers ce qui demeure : une trace, une présence, un éclat de lumière au cœur du temps.
Ensemble, poèmes, encres et pierres composent une méditation sur le chemin, non comme destination, mais comme expérience de la traversée.
22 encres sur papier Canson Figueras, 18×13 cm
22 pierres, or Rosenoble double 23,73 carats
Les poèmes ont été publiés en 2021 dans le recueil éponyme Les pierres font partie du chemin.
6e Biennale des artistes de Kugler, Genève, 5 décembre 2021