Dehors, il y a…

Vidéo transférée sur pellicule 35 mm – 23 minutes
2001

Inspiré d’un fait divers découvert dans la presse, Dehors, il y a… met en parallèle deux voyages vers le dehors. Le premier suit une jeune femme japonaise retrouvée après avoir vécu séquestrée depuis l’enfance. Le second accompagne une autre jeune femme, interprétée par Emmanuelle Michaux, qui voyage en train vers la mer.

À partir de cet événement réel, l’artiste construit une fiction où les lieux, les temps et les souvenirs se répondent. Le voyage devient autant intérieur que géographique. Les images glissent d’une histoire à l’autre, laissant apparaître des correspondances plutôt que des explications.

Le film imagine quatre moments de la vie de la jeune captive – son arrivée, un anniversaire, l’adolescence et son départ – sans chercher la reconstitution réaliste. À travers une écriture fragmentaire, il explore les mécanismes de l’enfermement, la possibilité de l’émancipation et la difficulté de devenir soi au-delà du désir de l’autre.

Tourné en vidéo puis transféré sur pellicule 35 mm, Dehors, il y a… interroge déjà les rapports entre les supports, la mémoire et la fiction. Il inaugure plusieurs questions qui traverseront ensuite l’ensemble du travail d’Emmanuelle Michaux : la fragmentation du récit, les passages entre autobiographie et fiction, et le cinéma comme espace où se rencontrent expérience intime et imaginaire.

Le film a également donné lieu à une installation immersive, prolongeant cette réflexion dans l’espace d’exposition.

Production
Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains
Avec le soutien de la DRAC Nord–Pas-de-Calais

Exposition
Panorama 2, Salon du Prototype
Commissaire : Leonor Nuridsany

Sélection
Rencontres cinématographiques de Digne-les-Bains, 2003

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