2016
Le projet naît d’une rencontre présentée comme réelle : un homme vieillissant, conscient de sa mort prochaine, confie à l’artiste ses films amateurs afin d’en assurer la transmission. Un an plus tard, il meurt ; les archives deviennent alors matière d’exposition.
À partir de ces films, Emmanuelle Michaux extrait des photogrammes, suspend le mouvement et fragmente le récit. Le temps continu du cinéma se transforme en constellation d’images fixes, accompagnées de fragments de textes attribués à Marcel Hass.
L’installation prend corps dans le cadre de la Galerie Patrick Gutknecht, à Genève, spécialisée dans le mobilier d’art du XXe siècle. Les œuvres dialoguent avec des meubles présentés comme ayant appartenu à Marcel Hass et proposés à la vente, brouillant les frontières entre archive, collection, fiction et trace biographique.
Mais Marcel Hass a-t-il réellement existé ?
Le projet entretient volontairement cette ambiguïté et interroge la fabrication même du souvenir : qu’est-ce qu’une preuve, une mémoire, un récit ?
Installation et 16 compositions photographiques – dimensions variables
Galerie Patrick Gutknecht, Genève, 3 Novembre 2016-15 janvier 2017