Quand le vent passe en nous

2016

Chaque œuvre est construite à partir d’un photogramme extrait d’un film amateur. Un rectangle de feuille d’or vient interrompre l’image, tandis que le même photogramme, reproduit à l’échelle de cette ouverture, est suspendu au-dessus de la composition. Par un jeu de mise en abyme, l’image se dédouble et le regard oscille entre le fragment et l’ensemble.

La feuille d’or introduit une surface de lumière qui masque autant qu’elle révèle. Isolé du flux cinématographique, le photogramme cesse d’appartenir au récit dont il est issu pour devenir une image autonome, ouverte à de nouvelles relations entre espace, lumière et mémoire.

À travers ce dispositif, Emmanuelle Michaux explore la manière dont un simple déplacement du regard transforme notre perception de l’image et fait apparaître d’autres espaces de lecture.

Collages, exemplaires uniques
Feuille d’or 23 carats, papier Canson, impressions sur papier japonais
40×60 cm

Galerie Patrick Gutknecht, Paris, 7 octobre-9 novembre 2017

artgenève 2016, Galerie Patrick Gutknecht

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