Les fleurs de la vie ne sont que des fantômes

2017

Réalisé à partir de photogrammes extraits de films amateurs anciens, cet ensemble explore la mémoire contenue dans les images filmiques. En suspendant le flux cinématographique, Emmanuelle Michaux isole des fragments de temps promis à l’oubli. Visages, silhouettes, paysages ou gestes, arrachés à la continuité du récit, apparaissent comme des présences suspendues.

Le titre, emprunté aux Souffrances du jeune Werther de Goethe, évoque la fragilité de l’existence et la disparition des êtres, des amours et des souvenirs.

Ces images, autrefois enregistrées pour conserver la mémoire d’un instant vécu, deviennent les témoins silencieux d’existences aujourd’hui disparues. L’œuvre interroge ainsi la capacité du cinéma à préserver ce qui s’efface et à prolonger, par la lumière, la mémoire des êtres.

Composition de 20 photographies
Feuille d’or 22 carats, papier Canson noir, impressions jet d’encre sur papier japonais et papier Canson
Dimensions variables
Œuvre unique

Galerie Patrick Gutknecht, Paris, 7 octobre-9 novembre 2017

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